Tempus Fugit...
Oui, le temps vole & s'envole...
Et je réalise que je ne suis pas très présente sous la lune ni dans vos univers respectifs. Cela me manque.
Il en va de la vie comme des saisons. Il y a un temps pour tout et parfois pas beaucoup de temps pour tout... accomplir.
Au décès de ma maman en 2005, une sorte d'urgence de vivre est venue m'habiter. Comme si durant toutes les années de sa vie à elle le temps avait été suspendu, la montre arrêtée.
Et soudain le 6 février 2005, l'horloge s'est comme emballée.
Ont jailli chez moi des envies d'embrasser mille et une choses à la fois. Des choses qui m'ont fait du bien. Conjurer la douleur de la perte par la créativité et par un nouvel éveil à la nature.
Lorsque je regarde en arrière ces 6 années sans elle je crois que je vis cette phrase de l'Evangile "Si le grain de blé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruits.
Avant de partir elle avait écrit pour chacune de ses filles une longue lettre dans laquelle elle relevait des petites choses de notre enfance. Elle disait qu'enfant, j'avais de l'aisance pour les rédactions en français.
Aujourd'hui je fais devoir de mémoire, m'étant engagée au sein de la rédaction d'un journal. La créativité qui sommeillait en moi a pris son élan et mon âme se réjouit aujourd'hui de petits bonheurs simples, notamment ceux dont la nature nous fait grâce.
Six années sans celle qui m'a donné la vie, six années de profonds changements qui me conduisent vers une renaissance.
Je sais qu'il y a encore plus à venir. Dieu me l'a dit au travers d'un retraite. Je suis encore dans la chrysalide, le papillon n'a pas encore déployé ses ailes...
Ce cheminement conjugé à l'épreuve que traverse une personne chair de mon coeur mobilise du temps, de l'énergie. Temps que je n'ai plus pour être ici aussi régulièrement que je le souhaiterais.
Je continuerai à poster, je continuerai à vous rendre visite mais moins souvent.
Je vous souhaite un été doux et paisible.
